Biographie

Georges Saillard est né en 1963, et vit à Paris.

A l’âge de treize ans il reçoit un appareil photo et sait à la fin du premier film qu’il en fera son métier.

Il exerce d’abord dans un laboratoire, puis chez un portraitiste avant de pratiquer le reportage comme pigiste pour différents grands quotidiens. Son goût pour l’esthétique l’amène naturellement vers la mode et la beauté. Assistant de plusieurs photographes pendant quelques années il travaille par la suite à son compte pour des magazines des catalogues et de la publicité. Il voyage régulièrement en bénévole pour des ONG comme ASMAE Sœur Emmanuelle ou SOS Enfants.

En 2009 il décide de donner plus d'importance et de temps à ses travaux personnels influencés par le mouvement pictorialiste de la fin du XIXè siècle. Il utilise principalement une technique employée par des photographes tels que Alfred Steiglitz, Edward Steichen, Heinrich Kühn, Robert Demachy et d'autres; l'héliogravure au grain.

Il réalise lui-même ses tirages leur ajoutant des couleurs avec sa propre technique, préférant des petites séries dans lesquelles chaque épreuve est légèrement différente des autres leur donnant à toutes un caractère unique. L'héliogravure au grain est le plus ancien des procédés de reproduction des images photographiques.

L'héliogravure

Vers 1826, Niepce jette les bases des procédés photomécaniques et pendant près de 50 ans, ils vont être améliorés par Talbot, Nègre et d’autres pionniers de la photographie.

En 1879 un imprimeur viennois Karl Klic, aboutit au procédé de l’héliogravure au grain pour produire des images aux dégradés de gris subtils à partir de plaques gravées.

La reproduction de l'image se déroule en deux temps: le transfert de l’empreinte du cliché photographique sur une plaque de cuivre (opération photochimique complexe ayant pour effet de graver en creux les détails du cliché) et l’impression de cette empreinte sur un papier à estampes par le moyen d’une presse taille-douce et d’encres spéciales.

Le nom du procédé vient de ce que la plaque de cuivre subit au préalable une préparation particulière consistant à la couvrir de grains microscopiques de résine, lesquels sont ensuite chauffés, réduits en fines gouttelettes et fixés sur place. La présence de ces grains, en grand nombre, sur la plaque explique en particulier le fait qu’une héliogravure au grain observée à la loupe ne présente aucune trame, contrairement aux procédés typo, off set et héliogravure industrielle.

Bien que les spécialistes s’accordent tous à trouver inimitable la gravure au grain celle-ci est quasiment tombée dans l’oubli, sauf dans le cas d’expérience ponctuelles et limitées: elle est considérée aujourd’hui comme trop coûteuse et trop lente dans sa mise en œuvre.

Il en résulte que les spécialistes en ce domaine: photographes, artisans, éditeurs sont devenus très rares à travers le monde. Tout porte à croire qu’ils ne se comptent pas sur les doigts des deux mains.

Georges Saillard is born in 1963 and lives in Paris.

At the age of thirteen he received a camera and knew at the end of the first roll he will be a photographer.

He first practiced in a laboratory and then with a portraitist before working as a freelancer for various major newspapers.

His taste for aesthetics naturally led him to fashion and beauty. Fashion photographer for 20 years, he worked for magazines, catalogues and advertising . He travels regularly as volunteer for NGOs like SOS Enfants or ASMAE Sister Emmanuelle.

From 2009 he decided to give more importance and time to his personal work influenced by the pictorialism movement of the end of the 19th century. He mostly use a technique appreciated by photographers like Alfred Steiglitz, Edward Curtis, Edward Steichen, Robert Demachy, Heinrich Kühn and others, known for its rich tones and fine grain; the photogravure on copper.

He does his prints himself adding colors with his own techniques, preferring small series in which all prints "handmade" are all slightly different giving them an unique character.

Photogravure on copper is the oldest of the processes of reproduction of photographic images. In 1879 a printer Viennese Karl Klic, taking the work of Talbot, Poitevin, Swan and Negro, leads to the process of particule photogravure grain to produce images with subtle shades of gray from engraved plates.

Working begins by covering the copper plate of microscopic particles of rosin, which are then heated, which reduces into fine droplets and fixed there.

A sensitive emulsion is then spread on the plate, and then a halftone film of the image to be reproduced. Next, the plate is exposed to ultraviolet ray. Developer bath is replaced by ferric chloride.

Parts of the emulsion that were most exposed to the light would blackens in the developer; in this acid bath they soften faster than unexposed and let acid corrode copper which will then dig more or less the plate depending on the degree of exposure of the sensitive gelatin. This results in the image hollowed on the plate.

Then used the technique of intaglio printing to make prints on paper. Unfortunately the inimitable grain engraving is almost forgotten, because too expensive and too slow in its implementation, moreover, people in the world capable of making good quality plates are less than 10.